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Afghanistan : documents pour une étude de cas géopolitique

Publié le lundi 16 mars 2009

Les documents ci-dessous sont destinés à permettre une analyse géopolitique première de la situation afghane.

Commençons par le cadre naturel qui dicte une bonne partie de l’histoire et des modes de vie de ce pays rude et montagneux :

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La composition ethnique est également capitale pour saisir les enjeux de ce quis e passe là-bas depuis maintenant plus de trente ans.

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Il faut tenir compte de cette fragmentation dans le déroulement du conflit mondial initié en 2001 par les Etats-Unis.

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La situation ne s’est pas amélioré depuis, loin de là !

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Il faut également se pencher sur l’histoire pour mieux saisir l’attitude des Afghans.

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Le nerf de la guerre est ici culturel et illégal : il s’agit de la culture du pavot, base de l’opium, drogue ancienne et redoutable. Les pouvoirs locaux ont toujours eu une attitude ambivalente à ce propos.

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La lecture de l’article Afghanistan de wikipedia peut être salutaire.

On peut aussi lire l’article sur la seconde guerre d’Afghanistan.

La page "Afghanistan" du Monde Diplomatique est également intéressante.

Ci-dessous une chronologie des années 1990 à 2007 :

Afghanistan - État islamique d’Afghanistan

Politique intérieure En mars 1990, échec d’un coup d’État opposant les militaires favorables au ministre de la Défense, le général Shanawaz Tanaï, aux troupes restées loyales au président Mohamed Najibullah. En 1991, offensives et contre-offensives se poursuivent. La guérilla contrôle alors six des trente provinces du pays. Le 16 avril 1992, démission du président Najibullah à la suite de l’accord annoncé par le secrétaire général de l’O.N.U. C’est la fin du régime communiste instauré par le coup d’État du 27 avril 1978. Lutte pour la prise de Kaboul entre les milices rivales du commandant Ahmed Shah Massoud, du Jamiat-i-Islami, parti islamiste modéré qui contrôle le Nord, et celles du Hezb-i-Islami, parti fondamentaliste dirigé par le Pachtoun Gulbuddin Hekmatyar, implanté dans le Sud (avril). Le 24 avril, nomination d’un Conseil islamique de gouvernement intérimaire par les représentants de la résistance réunis à Peshawar, au Pakistan. Le Conseil est présidé par Sibgatullah Modjaddedi, chef d’une petite faction modérée. Le 29 avril, les troupes victorieuses du commandant Massoud entrent dans la capitale. Nommé général, ce dernier devient ministre de la Défense du nouveau gouvernement le 5 mai. Gulbuddin Hekmatyar bombarde Kaboul en mai et exige le départ vers le nord du commandant ouzbek Rashid Dostom, allié du général Massoud après avoir été au service du président procommuniste Najibullah. Un accord de paix est signé entre Gulbuddin Hekmatyar et le général Massoud. Le 28 juin, le président Sibgatullah Modjaddedi quitte ses fonctions, comme prévu par les accords de Peshawar. Le Tadjik Burhanuddin Rabbani, chef du parti Jamiat-i-Islami, devient président à la tête d’un Conseil dirigeant de dix membres. Le parti fondamentaliste de Gulbuddin Hekmatyar tente une nouvelle fois de conquérir Kaboul. Le président Burhanuddin Rabbani limoge le Premier ministre Abdoul Sabour Farid, représentant du Hezb-i-Islami au gouvernement. Un accord de cessez-le-feu intervient entre le gouvernement et le Hezb-i-Islami (août). Le 2 janvier 1993, Burhanuddin Rabbani devient président en titre. Du 19 janvier au 7 mars, troisième « bataille de Kaboul » entre troupes gouvernementales et forces du Hezb-i-Islami. Le 7 mars, à Islamabad (Pakistan), signature d’un accord de paix prévoyant la prorogation du mandat du président Rabbani et la constitution d’un gouvernement par Gulbuddin Hekmatyar. Le 6 mai, début de la quatrième « bataille de Kaboul », en raison de l’échec des négociations sur le remplacement du général Massoud. La milice ouzbèke du général Dostom appuie les troupes gouvernementales. Le 19, accord entre les représentants des neuf factions de moudjahidin. Le 20, le général Massoud accepte de démissionner. Les combats cessent le 23. Le 17 juin, Gulbuddin Hekmatyar prête serment. En janvier 1994, les fondamentalistes du Hezb-i-Islami engagent la cinquième « bataille de Kaboul » défendue par les troupes du général Massoud allié au président Rabbani. Opérant un renversement d’alliances, la milice ouzbèke du général Dostom combat à présent au côté des intégristes. Les combats s’étendent à la province dans les mois suivants. Durant l’automne apparaît sur la scène politico-militaire le mouvement des talibans – les « étudiants en religion » –, Pachtouns sunnites originaires du sud du pays, formés dans les écoles religieuses implantées de part et d’autre de la frontière pakistanaise et soutenus par Islamabad. Le 13 novembre, ceux-ci conquièrent Kandahar. Le 14 février 1995, poursuivant leur offensive en direction de la capitale, les talibans s’emparent de Charasyab, quartier général du Hezb-i-Islami. Ils contrôlent à présent neuf provinces dans le sud du pays. Le 6 mars, les troupes présidentielles du général Massoud engagent la sixième « bataille de Kaboul » contre les forces chiites pro-iraniennes du Wahdat dirigées par Ali Mazari. Le 8, les talibans lancent une attaque contre Kaboul, qui est repoussée, tandis que le Wahdat est chassé des dernières positions qu’il occupait dans la capitale. Cheikh Mazari meurt alors qu’il se trouvait entre les mains des talibans. Le 5 septembre, ces derniers, appuyés par les forces ouzbèkes de Rashid Dostom, s’emparent de Herat, principale ville de l’ouest du pays, que contrôlait Ismaïl Khan, allié du président Rabbani. Ils maintiennent leur pression sur la capitale. Leurs conquêtes permettent l’ouverture d’une route reliant l’Asie centrale au Pakistan, via Herat et Kandahar. Le 24 mai 1996, le président Rabbani et Gulbuddin Hekmatyar, s’alliant contre les talibans, signent un accord de paix qui prévoit la formation d’un gouvernement islamique dirigé par le chef du Hezb-i-Islami. Un précédent accord de ce type, conclu en mars 1993, avait été rompu en janvier 1994. Le 11 septembre, les talibans s’emparent de Jalalabad, ville proche de la frontière pakistanaise. Le 25 septembre, ils entrent dans Kaboul sans rencontrer de résistance. Le président Rabbani et les forces du général Massoud se réfugient plus au nord, dans leur fief de la vallée du Panshir. Les talibans assassinent l’ancien président pro-communiste Mohamed Najibullah, réfugié depuis avril 1992 dans les locaux de l’O.N.U. Le chef du mouvement des étudiants religieux, Mohamed Omar, nomme un gouvernement provisoire dirigé par un mollah, Mohamed Rabbani, qui instaure aussitôt un « système totalement islamique ». Les mois suivants, les tentatives de progression des talibans vers le nord se heurtent aux contre-offensives des troupes du général Massoud, de nouveau alliées, à partir d’octobre, à celles du général ouzbek Rashid Dostom. En mai 1997, les talibans lancent une offensive contre les forces coalisées de l’Alliance du Nord qui regroupe les troupes des généraux Massoud et Dostom. Le 24, grâce au concours de l’ancien bras droit du général Dostom, Abdul Malik, et des forces du parti chiite pro-iranien Wahdat, qui trahissent leurs anciens alliés, les talibans s’emparent de Mazar-i-Sharif, bastion des forces ouzbèkes. Les jours suivants, ils progressent vers le nord-est tenu par les troupes du général Massoud. Mais le 28, victimes d’un nouveau renversement d’alliance, les talibans sont contraints de quitter Mazar-i-Sharif et de reculer devant la contre-offensive des forces de l’Alliance du Nord. Le 2 août 1998, les talibans s’emparent de Shibirghan, siège de l’armée du général ouzbek Rashid Dostom. Les forces du général Dostom se replient sur la frontière avec l’Ouzbékistan. Le 8, tirant parti des divisions des forces de l’opposition. les talibans entrent dans Mazar-i-Sharif qui était contrôlée par la milice chiite pro-iranienne du Wahdat. Les membres de celle-ci regagnent le massif montagneux du Hazaradjat, dans le centre du pays. Le 11, les talibans conquièrent Taloqan, à l’est de Mazar-i-Sharif, privant les opposants tadjiks du général Ahmad Shah Massoud de leur principale voie d’approvisionnement. La ville sera toutefois reprise par les rebelles. Le 13 septembre, les talibans, qui poursuivent leur offensive contre les derniers bastions de l’opposition, conquièrent Bamiyan, le quartier général du parti pro-iranien Wahdat, dans le centre du pays. Le 20, les forces du général Massoud bombardent Kaboul, faisant de nombreuses victimes civiles. Il s’agit de la plus violente attaque de la capitale depuis sa conquête par les talibans en septembre 1996. Le 6 février 2000, un commando détourne un avion de la compagnie afghane Ariana assurant la liaison entre Kaboul et Mazar-i-Sharif, avec cent soixante-dix-huit passagers à son bord. Le 10, sur un aéroport de Londres, les pirates libèrent tous les otages et se rendent ; soixante-quatorze des cent soixante-cinq personnes présentes dans l’avion demandent l’asile politique au Royaume-Uni. Le 6 septembre, au terme d’une offensive de plus d’un mois, les talibans s’emparent de nouveau de la ville de Taloqan, dans le nord-est du pays. Au cours du mois, les talibans remportent d’autres victoires, coupant notamment plusieurs voies de communications avec le Tadjikistan. Le 26 février 2001, le chef suprême des talibans, le mollah Mohamed Omar, décrète la destruction de toutes les statues, qualifiées d’« idoles » et contraires à l’islam. Le 2 mars, les talibans annoncent avoir entamé leur opération de destruction des statues géantes de Bouddha, vieilles de quinze siècles, à Bamiyan. Le 26, les journalistes étrangers sont invités à se rendre à Bamiyan où ils constatent la destruction des deux bouddhas. Le 9 septembre, le général Ahmad Shah Massoud, chef de l’Alliance du Nord, l’opposition armée au régime taliban, est victime d’un attentat-suicide à la bombe perpétré par deux faux journalistes, à Kwaja Bahauddin, dans le nord du pays. Les talibans démentent toute responsabilité dans l’attentat. Le 5 décembre, les délégations à la conférence interafghane réunie à Bonn sous l’égide de l’O.N.U. signent un accord sur la transition politique dans leur pays. Le texte prévoit la mise en place d’un gouvernement intérimaire, pour une durée de six mois, dirigé par le chef pachtoun Hamid Karzaï, qui remplacera le président Burhanuddin Rabbani. Les dirigeants du Front uni – nom officiel de l’Alliance du Nord – obtiennent des ministères importants : l’Intérieur pour Younis Qanouni, les Affaires étrangères pour le docteur Abdullah et la Défense pour Mohamed Fahim, tous trois tadjiks et se réclamant de l’héritage d’Ahmad Shah Massoud. En outre, une commission spéciale sera chargée de désigner la Loya Jirga – le Grand Conseil traditionnel des chefs de tribus – qui doit organiser l’élection des institutions définitives avant la fin de 2003. Plusieurs chefs de guerre critiqueront l’attribution de trois portefeuilles clés à des personnalités toutes originaires du Panshir et membres d’un même parti, le Jamiat-i-Islami. Le 22, les autorités intérimaires afghanes prennent leurs fonctions à Kaboul. Le 24, Hamid Karzaï nomme le général ouzbek Rashid Dostom, qui contrôle Mazar-i-Sharif, au poste de vice-ministre de la Défense. Le 14 février 2002, le ministre de l’Aviation civile et du Tourisme, Abdul Rahman, est tué à l’aéroport de Kaboul où une foule de pèlerins exprime son mécontentement en raison de l’absence de vol pour La Mecque. Le 15, le président de l’administration intérimaire, Hamid Karzaï, déclare qu’il s’agit d’un « assassinat planifié » par des membres haut placés du Jamiat-i-Islami, formation d’Ahmad Shah Massoud, avec laquelle le ministre tué avait rompu. Cette version, qui ne lève pas toutes les interrogations, fragilise la position dominante, au sein du gouvernement, des ministres originaires du Panshir. Le 20, l’O.N.U. attire l’attention sur les persécutions dont sont victimes les ethnies minoritaires dans les provinces du nord du pays, notamment les Pachtouns. Le 10 juin, l’ancien roi Zaher Shah, rentré dans son pays le 18 avril, après vingt-neuf ans d’exil, déclare qu’il renonce à toute fonction au sein des institutions transitoires que doit mettre en place l’assemblée traditionnelle, la Loya Jirga, réunie à Kaboul à partir du lendemain. Le renoncement de Zaher Shah était exigé par les Tadjiks de l’ex-Alliance du Nord qui craignaient de voir l’ancien roi, très populaire, plébiscité par l’assemblée. Le 13, les quelque 1 600 délégués à la Loya Jirga élisent le président de l’administration intérimaire, Hamid Karzaï, à la tête de l’exécutif du pays pour dix-huit mois, par 82 % des suffrages. Le 19, Hamid Karzaï prête serment devant la Loya Jirga et présente un gouvernement au sein duquel les seigneurs de la guerre augmentent leur influence. Le 6 juillet, l’un des cinq vice-présidents du gouvernement intérimaire, Haji Qadir, gouverneur pachtoun de la province de Nangahar et puissant « seigneur de la guerre » de Jalalabad, est assassiné à Kaboul. Le 23, le premier bataillon afghan formé par des instructeurs américains entre en service. Le 5 septembre, l’explosion d’une voiture piégée dans le centre de Kaboul cause la mort de trente personnes. Quelques heures plus tard, à Kandahar, un homme, qui sera aussitôt tué, tire sur le président Karzaï sans l’atteindre. Les autorités mettent en cause le réseau terroriste Al-Qaida, mais sans preuve formelle. Les rivalités demeurent vives au sein du nouveau régime, que ce soit entre les fondamentalistes et les libéraux, ou entre les Pachtouns, majoritaires dans le pays mais sous-représentés au pouvoir, et les autres ethnies. Le 14 décembre 2003, lors de l’ouverture de la Loya Jirga chargée d’adopter la future Constitution, le président Karzaï plaide en faveur d’un pouvoir présidentiel fort. Le 4 janvier 2004, la Loya Jirga, réunie depuis décembre 2003, adopte une Constitution. Le texte crée une « république islamique » dont les lois ne pourront être contraires « aux croyances et dispositions » de l’islam. Il instaure un régime présidentiel fort, toutefois atténué par les pouvoirs accordés au Parlement, qui est composé de deux chambres, dont l’une élue au suffrage universel direct. Enfin, la Constitution énonce l’égalité des hommes et des femmes devant la loi. Le 9 octobre, le premier scrutin présidentiel organisé dans le pays se déroule dans le calme, à l’issue d’une campagne électorale marquée par des violences. Hamid Karzaï est élu dès le premier tour, avec 55,4 % des suffrages, face notamment au Tadjik Younis Qanouni, à l’Hazara Mohamed Mohakik et à l’Ouzbek Rashid Dostom. Le taux de participation s’élève à 83,7 p._100. Le 28, trois étrangers membres de l’O.N.U. sont enlevés à Kaboul par un groupe proche de l’ancien régime islamiste. Ils seront libérés le 23 novembre. Le 7 décembre, le président Hamid Karzaï prête serment. Le 23, il nomme un gouvernement dominé par les Pachtouns réformistes issus de la diaspora. Un ministère de la Lutte antidrogue est créé. Le 18 septembre 2005 se tiennent les élections législatives – les premières depuis 1969 –, qui mettent fin au « processus de Bonn » pour la reconstruction politique du pays, engagé en décembre 2001. Alors que la campagne électorale a été marquée par des violences, le scrutin se déroule dans le calme, mais la participation est assez faible – les talibans ayant appelé au boycottage de la consultation. Les résultats rendus publics le 12 novembre accordent une large majorité dans les deux chambres aux partisans d’Hamid Karzaï. Le Parlement demeure toutefois très éclaté et dominé par les clans tribaux. Les femmes y occupent plus du quart des sièges. Le 17 juin 2007, un attentat-suicide fait trente-cinq morts à Kaboul, pour la plupart des policiers. Le 23 juillet, Mohammed Zahir Shah, dernier roi du pays, meurt. Le 6 novembre, , à Baghlan, capitale de la province du même nom, à 150 kilomètres au nord de Kaboul, un attentat-suicide fait de très nombreuses victimes (entre cinquante et quatre-vingts morts) parmi les visiteurs de la raffinerie de sucre réhabilitée avec le concours de la F.A.O. Six député sont tués, parmi lesquels Moustapha Kazemi, l’un des chefs de l’opposition, et de nombreux écoliers venus saluer la délégation.

Vie économique L’insécurité et l’émigration des élites ont ruiné une économie précédemment fondée sur l’exportation de gaz à destination de l’U.R.S.S., de tapis, de laine, de pierres précieuses, de peaux de karakul, de fruits secs et d’amandes. La culture du pavot, qui s’est développée dans les régions contrôlées depuis fin 1994 par les talibans, est en passe de devenir la principale source de revenus du pays. En 1997, les talibans et le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues concluent un accord relatif à la destruction de toute nouvelle culture de pavot en échange d’un crédit de 250 millions de dollars sur dix ans destiné à faciliter la transition vers des cultures de substitution. Mais le régime de Kaboul n’applique pas le programme prévu. Cette même année, l’Afghanistan devient le premier producteur mondial de pavot. Le 27 juillet 2000, les talibans décrètent l’interdiction de la culture du pavot. Cette mesure affecte fortement les revenus de milliers de petits fermiers. En 2001, la guerre appauvrit encore une économie en crise et déjà affectée par une grave sécheresse. La culture du pavot reprend dès la chute du régime taliban. En 2002, la conférence des pays donateurs, réunie à T ?ky ? les 21 et 22 janvier, décide d’octroyer 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Afghanistan, dont 1,8 milliard dès 2002. Ces sommes, destinées aux O.N.G. et aux agences de l’O.N.U. plus qu’au gouvernement, sont jugées insuffisantes. Un sixième à peine du budget du pays, présenté pour la première fois depuis de nombreuses années, devrait pouvoir être financé par les recettes fiscales. L’économie reste aux mains des seigneurs de la guerre qui perçoivent des droits de douanes à leur profit. Le 7 octobre est introduit un nouvel afghani, qui vaut mille fois l’ancien. La poursuite de la sécheresse dans le Sud menace 1,7 million d’Afghans de famine. Par ailleurs, le pays reconquiert la première place mondiale pour la production de pavot, dont la culture est pourtant interdite. En 2003, les trois quarts des dépenses budgétaires prévues sont encore financées par l’aide internationale. Le gouvernement central négocie avec les provinces un meilleur transfert vers Kaboul des recettes fiscales. La persistance de l’insécurité entrave le commerce, perturbe les travaux d’infrastructure et décourage les investissements. La fin de la sécheresse permet un redémarrage de l’agriculture. La culture du pavot s’étend. En 2005, à l’issue du processus de transition politique conduit depuis la chute des talibans en 2001, la production et le commerce de l’opium représentent la moitié du P.I.B. La communauté internationale alimente la quasi-totalité du budget. La persistance d’un haut niveau d’insécurité entrave la reprise de l’activité. En 2006, dans un contexte d’insécurité permanente qui décourage les investissements, la corruption liée à la distribution de l’aide internationale continue de régner et la culture du pavot poursuit son essor. Les recettes ne couvrent qu’un tiers des dépenses publiques et le déficit commercial augmente. Du 30 janvier au 1er février, la conférence internationale sur le développement de l’Afghanistan, réunie à Londres, dégage une aide de 10,5 milliards de dollars sur cinq ans. En 2007, la multiplication des attentats-suicides continue d’être peu propice à la reprise du commerce et de l’investissement privé. La croissance fondée sur la reconstruction s’essouffle. Toutefois, le fonctionnement de l’État s’améliore : ses revenus augmentent et les fonctionnaires sont régulièrement payés.

Relations internationales En juillet 1991, le plan de paix de l’O.N.U. est accepté par la résistance. Ce plan préconise l’ouverture d’un dialogue entre tous les mouvements de la résistance, l’arrêt des livraisons d’armes par Moscou et Washington et l’organisation d’élections générales à Kaboul. Le 10 avril 1992, Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général de l’O.N.U., annonce la conclusion d’un accord de principe en vue de la mise en place d’une administration de transition à Kaboul, accord qui est approuvé par l’Iran et le Pakistan. Le 31 juillet 1993, les autorités afghanes font état de bombardements aériens russes sur leur territoire. Moscou, qui protège les frontières du Tadjikistan, accuse Kaboul de soutenir les rebelles tadjiks réfugiés en Afghanistan après la prise du pouvoir par les néo-communistes au Tadjikistan. Le 17 février 1995, l’envoyé spécial de l’O.N.U., Mahmoud Mestiri, arrive à Kaboul en vue d’appliquer le plan de paix des Nations unies. Celui-ci prévoit le transfert du pouvoir entre le président Rabbani, dont le mandat s’est achevé en décembre 1994, et une instance de « réconciliation nationale » composée de représentants des diverses factions de moudjahidin. Devant le refus des talibans de siéger au sein de cette instance, l’application du plan de paix est reportée. Le 6 septembre, cinq mille manifestants saccagent l’ambassade du Pakistan à Kaboul pour protester contre l’aide apportée par Islamabad aux talibans, aide que dénonce également le camp présidentiel. Le 14 juillet 1998, le régime des talibans ordonne aux organisations non gouvernementales (O.N.G.) présentes sur le territoire de transférer, avant le 19, leurs locaux dans le campus abandonné – et sans commodités – de l’école polytechnique, à Kaboul, ou de quitter le pays. Le 20, les milices islamiques ferment les bureaux et arrêtent des collaborateurs afghans des O.N.G., dont les personnels étrangers sont rapatriés. Le 21, l’O.N.U. annonce que les programmes d’assistance des organisations qui dépendent d’elle seront réduits au strict minimum. Le 20 août, à la suite des attentats perpétrés le 7 contre les ambassades américaines à Nairobi et à Dar es-Salam, les États-Unis ripostent en prenant pour cible, au Soudan et en Afghanistan, « le réseau de groupes radicaux associés à et financés par Oussama ben Laden », riche entrepreneur déchu de sa nationalité saoudienne et résidant en Afghanistan, sur lequel se portent les soupçons. Des missiles lancés de navires américains atteignent notamment six camps d’une « base terroriste » afghane située près de Khost, dans l’est du pays. Le 3 septembre, alors que l’Iran, qui soutient l’opposition aux talibans sunnites, masse des troupes à la frontière, les talibans admettent que les dix diplomates iraniens disparus lors de la prise de Mazar-i-Sharif, en août, peuvent avoir été tués, mais ils nient toute responsabilité dans cette affaire. Le 10, les talibans annoncent avoir découvert les corps de neuf des diplomates iraniens qui auraient été tués par des miliciens incontrôlés. Le 15 octobre 1999, le Conseil de sécurité des Nations unies donne un mois à Kaboul pour extrader le terroriste présumé Oussama ben Laden, sous peine de sanctions économiques. Celles-ci entrent en vigueur le 14 novembre. Le 21 novembre, la frontière afghano-iranienne est rouverte après dix-huit mois de crise entre les deux pays. Les 4 et 5 avril 2001, Ahmad Shah Massoud effectue son premier voyage en Europe, à l’invitation de la présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine. À Paris et à Strasbourg, il appelle ses interlocuteurs à renforcer leurs pressions sur le Pakistan, qui soutient les talibans. Les 3 et 5 août, les talibans arrêtent huit étrangers membres de l’organisation humanitaire non gouvernementale Shelter Now International, qu’ils accusent de prosélytisme chrétien. Le 13 septembre, le chef suprême des talibans, le mollah Mohamed Omar, nie la responsabilité d’Oussama ben Laden, le milliardaire d’origine saoudienne qu’il abrite dans son pays, dans les attentats survenus le 11 aux États-Unis. Le 22, les Émirats arabes unis, l’un des trois pays à avoir reconnu le régime des talibans avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite, rompent leurs relations diplomatiques avec Kaboul. Le 24, Oussama ben Laden lance un appel au djihad « sous la direction du Commandeur des croyants », le mollah Omar. Le 25, l’Arabie Saoudite annonce à son tour la rupture de ses relations diplomatiques avec le régime taliban. Le 7 octobre, les forces aériennes et navales américaines et britanniques entament les bombardements sur l’Afghanistan. La chaîne de télévision qatarie Al-Jazira diffuse une vidéo préenregistrée dans laquelle Oussama ben Laden déclare que « l’Amérique ne connaîtra plus jamais la sécurité avant que la Palestine ne la connaisse et que toutes les armées occidentales athées ne quittent les terres saintes ». À partir du 15, les bombardements américains se concentrent sur le nord de l’Afghanistan et sur la ligne de front entre les forces talibanes et celles de l’Alliance du Nord. Le 23, le Pentagone reconnaît plusieurs erreurs de tir, les jours précédents, sans pouvoir estimer les pertes civiles occasionnées. Le 25, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, reconnaît que la résistance des talibans est plus forte que prévu. Le 26, les talibans capturent et exécutent le commandant Abdul Haq, héros de la résistance afghane à l’occupation soviétique, qui tentait de convaincre les chefs de tribus pachtounes de rompre avec le régime de Kaboul. Le 31, des bombardiers lourds américains B-52 entrent en action. Le 1er novembre, le secrétaire général de l’O.N.U., Kofi Annan, affirme qu’« il n’y a pas de solution militaire au problème afghan et que tout règlement nécessite une large base ethnique ». Le 6, le président Bush tente de remobiliser la coalition antiterroriste internationale, dont certains membres critiquent l’option exclusivement militaire des États-Unis, en affirmant qu’« aucune nation ne peut être neutre dans ce conflit [...]. Ou bien on est avec nous, ou bien on est contre nous ». Le 9, les troupes de l’Alliance du Nord s’emparent sans résistance de Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays. Le 12, elles prennent le contrôle de la ville d’Herat, dans le Nord-Ouest. Le 13, elles pénètrent sans combattre dans Kaboul, évacué par les talibans. Ces derniers se replient sur leur fief de Kandahar. Une autre poche de résistance talibane s’organise autour de Kunduz, dans le Nord. Les jours suivants, tandis que la vie reprend dans la capitale, les Américains concentrent leurs bombardements sur les réseaux de grottes utilisés comme refuge par les talibans. Le 14, le Conseil de sécurité de l’O.N.U. adopte à l’unanimité la résolution 1378 qui prône l’établissement à Kaboul d’un régime de transition « pleinement représentatif du peuple afghan », et propose implicitement l’envoi d’une force internationale dans le pays. L’Alliance du Nord rejette cette dernière proposition. Le 14 également, les membres de l’O.N.G. Shelter Now International sont relâchés. Le 25, les troupes de l’Alliance du Nord entrent dans Kunduz. Le 25 également, plusieurs centaines de marines commencent à se déployer au sud de Kandahar en vue d’appuyer les forces de l’Alliance du Nord. Le 25 toujours, des centaines de prisonniers pro-talibans se mutinent dans une prison de Qala-i-Jhanghi, près de Mazar-i-Sharif. Environ 450 combattants étrangers pro-talibans seront tués lors de la répression de ce soulèvement. Le 27, la conférence interafghane convoquée par le représentant de l’O.N.U., l’Algérien Lakhdar Brahimi, entame ses travaux à Bonn. Le 27 également, le Pakistan reconnaît l’Alliance du Nord. Le 2 décembre, tandis que les bombardements se poursuivent sur Kandahar, des commandos américains viennent appuyer les forces anti-talibans dans la région de Tora Bora, au sud de Jalalabad, qui est également bombardée. Cette zone montagneuse abrite de nombreuses grottes où Oussama ben Laden et les responsables du réseau Al-Qaida pourraient s’être réfugiés. Le 9, la presse américaine fait état d’une vidéocassette découverte à Jalalabad qui démontrerait l’implication d’Oussama ben Laden dans les attentats du 11 septembre. Le 11, Kandahar tombe aux mains des moudjahidins à la suite de la reddition des talibans assiégés. Le mollah Omar reste introuvable. Le 16, les opérations militaires s’achèvent dans la région de Tora Bora sans qu’Oussama ben Laden ait été découvert. Le 20, le Conseil de sécurité de l’O.N.U. adopte à l’unanimité la résolution 1386 qui autorise le déploiement, « à Kaboul et aux environs », d’une force internationale d’assistance à la sécurité (I.S.A.F.) forte de trois mille à cinq mille hommes, pour une durée de six mois. Le 10 janvier 2002, les talibans et les membres du réseau Al-Qaida capturés par les forces américaines et qualifiés de « combattants illégaux » commencent à être transférés vers la base américaine de Guantanamo, à Cuba. De nombreuses O.N.G. protesteront contre les conditions de détention des prisonniers de Guantanamo et contre le refus des autorités américaines de leur conférer le statut de prisonniers de guerre. Le 16, le Conseil de sécurité de l’O.N.U. adopte par acclamation la résolution 1390 qui prévoit des sanctions extraterritoriales contre les membres du réseau Al-Qaida. Le 20, la marine américaine, responsable de la base de Guantanamo, diffuse des photographies montrant les prisonniers entravés, documents qui suscitent de vives protestations de la part des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que de plusieurs États européens. Le 30, le président de l’administration intérimaire de l’Afghanistan, Hamid Karzaï, réclame, devant le Conseil de sécurité de l’O.N.U., un renforcement de l’I.S.A.F. présente à Kaboul, ainsi que son déploiement dans les autres villes du pays, en raison de l’insécurité qui continue d’y régner. Le 1er mars, l’aviation américaine commence à bombarder le massif de Chah-e-Kot, au sud-est de Gardez, près de la frontière avec le Pakistan, où se seraient retranchés quelques centaines de combattants talibans et étrangers appartenant au réseau Al-Qaida. Le 2, l’opération Anaconda se poursuit par une offensive terrestre des forces américano-afghanes, la plus importante depuis le début de l’intervention américaine. Elle rencontre une vive résistance et suscite des critiques de la population locale. Le 13, l’opération Anaconda prend fin, alors que de nombreux combattants d’Al-Qaida semblent être parvenus à fuir. Le 1er juillet, l’aviation américaine bombarde par erreur 4 villages pachtouns de la province d’Uruzgan, faisant quarante-huit morts. Après l’attentat du 5 septembre contre le président Hamid Karzaï, les États-Unis se déclarent favorables à l’extension en dehors de la capitale de la mission de l’I.S.A.F., comme le réclament, depuis plusieurs mois, l’O.N.U. et le gouvernement afghan. Le mandat de l’I.S.A.F. a été renouvelé pour six mois le 23 mai. Le 7 juin 2003, à Kaboul, un attentat-suicide perpétré contre un véhicule de la force internationale fait six morts. Le 11 août, l’O.T.A.N. prend le commandement de l’I.S.A.F. Il s’agit de la première intervention de l’O.T.A.N. hors du continent européen. Le 13, la mort d’une soixantaine de personnes dans divers affrontements et attentats, au cours de la journée la plus meurtrière depuis la chute du régime des talibans, illustre la détérioration de la sécurité dans le pays. Le 5 décembre, les forces américaines engagent l’opération Avalanche, la plus vaste opération militaire dans le pays depuis décembre 2001. Le 13 mars 2004, alors que le climat d’insécurité persiste dans la zone pachtoune de l’est et du sud de l’Afghanistan, les troupes américaines engagent une opération contre « les organisations terroristes et leurs infrastructures ». Le 16, l’armée pakistanaise lance, de son côté, une opération dans la zone tribale du sud du Waziristan (nord-ouest du Pakistan), frontalière de l’Afghanistan. Ces opérations s’achèvent avant la fin du mois. Le 9 mai 2005, l’hebdomadaire américain Newsweek révèle que des soldats auraient profané le Coran, sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), où sont internés des talibans et leurs complices. Le 10 et le 11, des milliers de personnes participent dans le pays aux plus vastes rassemblements antiaméricains depuis la chute du régime des talibans en novembre 2001. Les jours suivants, ces violentes manifestations de protestation s’étendent, faisant une quinzaine de morts. Le 15, Newsweek affirme s’être trompé et présente ses excuses. Des témoignages sur des faits similaires avaient toutefois déjà été rapportés. Le 20, le New York Times rend compte de rapports de l’armée américaine sur les mauvais traitements infligés en 2002 et en 2003 à des prisonniers détenus sur la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul. Le 13 décembre, les États-Unis expriment leur volonté de voir l’I.S.A.F. prendre en charge l’ensemble des opérations militaires dans le pays d’ici à la fin de 2006. Washington mène de son côté, depuis octobre 2001, l’opération militaire Liberté immuable contre les talibans et Al-Qaida. Plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne, s’opposent à la proposition américaine. En 2006, l’I.S.A.F. fait face à un regain de violence. L’année est la plus meurtrière depuis la chute des talibans en 2001. Du 1er au 4 mars, le président américain George W. Bush effectue sa première visite à Kaboul, où il rencontre le président Karzaï. Le 29 septembre, le sommet de l’Alliance atlantique, réuni à Portoroz (Slovénie), décide d’étendre à l’ensemble de l’Afghanistan la mission de l’I.S.A.F., forte de trente et un mille hommes. Cette structure remplace ainsi totalement celle de l’opération Liberté immuable. Le 27 février 2007, un attentat-suicide revendiqué par les talibans frappe l’entrée de la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul, pendant la visite du vice-président américain Dick Cheney, qui n’est pas touché. Le 4 avril, les talibans revendiquent l’enlèvement, la veille, dans la province de Nimruz (dans le sud-ouest du pays), de deux Français membres de l’organisation non gouvernementale Terre d’enfance. Le 20, ils exigent le retrait d’Afghanistan des soldats français intégrés à l’I.S.A.F., tout en négociant l’échange de prisonniers avec Kaboul. Le 28, les talibans libèrent pour des « considérations humanitaires » un des otages français, Céline Cordelier. Le 2 mai, le président Karzaï demande à l’O.T.A.N., à l’Union européenne, à l’O.N.U. et aux États-Unis d’« établir […] un mécanisme efficace pour éviter les victimes civiles ». En 2006, au moins deux cent trente civils ont été tués dans des opérations des forces de la coalition ou de l’O.T.A.N., selon l’organisation Human Rights Watch. Le 11, les talibans libèrent le second otage français, Éric Damfreville. Ils fondent leur décision sur la « promesse » faite par le président Nicolas Sarkozy qui, durant la campagne électorale, n’avait pas jugé « décisive » la présence française en Afghanistan. Le 13, le gouvernement annonce la mort au combat du commandant militaire des talibans, le mollah Dadullah. Le 28, Al-Qaida présente dans une vidéo son nouveau représentant en Afghanistan, Mustafa Abou Al-Yazid, l’un des fondateurs de l’organisation d’Oussama ben Laden. Le 20 juillet, les talibans revendiquent l’enlèvement d’un groupe de vingt-trois missionnaires presbytériens sud-coréens membres d’une organisation humanitaire évangéliste dans la province de Ghazni, au sud de Kaboul, ainsi que de deux ingénieurs allemands dans la province voisine de Wardak. Ils exigent la libération de talibans détenus par les autorités afghanes ainsi que le retrait des soldats allemands et sud-coréens présents dans le pays. Le 22, le cadavre d’un des deux Allemands enlevés est découvert. Le 25 et le 30, les talibans tuent deux otages sud-coréens. Les 5 et 6 août, le président Karzaï se rend en visite aux États-Unis. Du 13 au 30 août, les talibans relâchent les otages sud-coréens survivants à la suite d’un accord avec Séoul qui s’engage à retirer ses soldats d’Afghanistan avant la fin de l’année. Le 29 novembre, dans un message audio diffusé par la chaîne qatarie Al-Jazira, Oussama ben Laden exige le retrait des Européens d’Afghanistan Le 22 décembre, le président français Nicolas Sarkozy effectue une visite à Kaboul, où il réaffirme sa volonté de maintenir une présence militaire française en Afghanistan au moment où la sécurité se dégrade dans le pays et où plusieurs États participant à l’I.S.A.F. songent à rapatrier leur contingent. Quelque deux mille soldats français sont mobilisés à Kaboul, à Kandahar – où sont basés les six Mirage mis à la disposition de l’I.S.A.F. – ainsi qu’à Douchanbé, au Tadjikistan.

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