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Bassins sédimentaires - aspects généraux

un article construit à partir des meilleures sources françaises
Publié le jeudi 8 décembre 2005

Les types structuraux

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Ces caractéristiques stratigraphiques, lithologiques et tectoniques s’associent pour réaliser des combinaisons de formes structurales variées définissant des types structuraux. Dans cette perspective, une séparation fondamentale s’établit entre les bassins sédimentaires selon l’âge des socles où il se localisent.

Les bassins des socles hercyniens ne dépassent guère une dizaine de milliers de kilomètres carrés de superficie. Leurs séries sédimentaires, jurassique, crétacée et tertiaire, ne présentent que des discordances et des lacunes limitées. Des faciès de mers peu profondes y dominent, associant sur plusieurs milliers de mètres d’épaisseur des alternances rocheuses très diversifiées. Le Bassin parisien fournit un bon exemple de ce type. Limité par une ceinture quasi continue de socle (Ardennes, Vosges, massifs central et armoricain), sa tectonique en cuvette affecte un matériel sédimentaire très varié. On peut, toutefois, opposer la partie orientale (Champagne et Lorraine), qui est la plus conforme au schéma théorique, à la partie occidentale, où la craie domine à l’affleurement tandis que s’impose une tectonique modérée de plissements (Picardie). Mais c’est surtout sur les marges du domaine hercynien, au contact avec les ensembles plissés alpins, que les perturbations s’accentuent. Les bassins aquitain et souabe-franconien se caractérisent ainsi par une dissymétrie structurale qui les sépare fondamentalement du type précédent, intra-hercynien. Si les traits essentiels de leurs bordures appuyées sur le socle restent comparables, le voisinage des Pyrénées ou des Alpes se traduit par une incorporation partielle aux systèmes plissés. En fait, les séries sédimentaires secondaires et éocènes y présentent une tectonique de plissements, et les séries molassiques qui les recouvrent en discordance sont elles-mêmes déformées. Ces marges constituent alors des avant-pays alpins. Les bassins sédimentaires des socles précambriens représentent une autre famille d’unités structurales. Sur des surfaces à l’échelle du million de kilomètres carrés, la relative complexité de leur structure géologique résulte d’une histoire beaucoup plus longue. Sur le plan lithologique, les séries sédimentaires primaires d’épaisseur moyenne dominent. Elles sont d’origine continentale, pour l’essentiel, et constituées de grès quartzitiques séparés par des argilites et des schistes. Les séries postérieures, secondaires et tertiaires, sont plus minces et plus localisées. Outre des faciès continentaux sablo-gréseux, elles présentent aussi des grès, des calcaires, des marnes et des argiles, en alternance, issus de transgressions marines. Le cas échéant, elles reposent en discordance sur le socle précambrien, emboîtées par rapport à des vestiges des couvertures sédimentaires antérieures. Le bassin du Congo, étalé sur plus de 3 millions de kilomètres carrés, est un bon exemple d’un tel dispositif structural. La série gréseuse et marneuse du Karoo (Permo-Carbonifère) y repose en discordance sur le socle précambrien. Des grès et des argilites peu consolidés des séries du Kwango et du plateau Batéké (Jurassique et Crétacé) suivent. Les grès polymorphes et les sables éoliens ocre de la série du Kalahari (Tertiaire) recouvrent en discordance aussi bien les séries sédimentaires antérieures aplanies que les marges du socle cristallin. Enfin, des sables et des argiles pliocènes et quaternaires s’inscrivent dans ces matériaux au centre de la cuvette.

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