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Dissertation : conseils et exercices

Publié le mardi 9 janvier 2007

Fiche 1 : Le plan détaillé

Il s’agit de la méthode la plus simple et la plus efficace pour apprendre la dissertation. En effet, il ne sert à rien de rédiger des pages entières de baratin si on n’a pas compris que l’organisation est l’essentiel. Une dissertation est une démonstration qui vise à convaincre le lecteur. Pour ce faire elle doit obéir à des règles de logique de la pensée et à des règles conventionnelles de formes. Les premières sont plus importantes que les secondes, mais dans le système scolaire et universitaire français la forme est très importante.

Un plan détaillé est une forme synthétique de devoir

PLAN DETAILLE = INTRO rédigée + Squelette du DEVELOPPEMENT + CONCLUSION rédigée

L’introduction doit contenir sous une forme ou une autre les éléments suivants :

· La reformulation personnelle du sujet et sa mise en contexte (époque, lieu, style , auteur, intention…)

· L’énoncé de la problématique : c’est-à-dire la présentation du raisonnement logique par lequel nous souhaitons convaincre notre lecteur. Ceci est l’essentiel de l’essentiel dans une dissertation, car il n’y a jamais de bons devoirs sur de mauvaises problématiques ou sans problématique du tout. Eviter le plus possible les formes interrogatives cumulées. Une problématique pose effectivement un certain nombre de questions ou de problèmes, mais il faut les formuler positivement. La série de questions est le « truc » le plus banal possible, celui dont le correcteur a vraiment assez.

· L’annonce du plan que l’on suivra. Ceci peut d’ailleurs se combiner avec l’énoncé de la problématique quand on commence à avoir du « métier ». Pour débuter il vaut mieux scinder les deux. Eviter absolument les mots de liaisons chevilles qui sont : « d’abord », « ensuite », « enfin ». Cela sent la mécanique appliquée sans discernement. Il faudrait normalement formuler son plan en phrases affirmatives simples qui s’enchaînent parfaitement.

L’introduction ne doit pas dévoiler l’argumentation de détail du devoir, on ne doit pas commencer son raisonnement ici. C’est la vitrine du devoir. Il faut pénétrer dans le magasin pour découvrir ce qu’il y a en réserve. Une bonne introduction de dissertation doit faire entre 15 lignes et une page de copie grand format. Au-delà, elle est trop développée ; en-deçà, elle ne dit pas le nécessaire.

Le plan du développement présente :

· Les titres de parties numérotées, avec une attention particulière apportée à la façon de formuler son titre. Eviter absolument les titres-bateaux du genre : « Causes… », « Conséquences… » Le titre doit être à la fois précis et expressif.

· Les sous-parties, elles aussi titrées, avec les mêmes qualités. Ne pas les multiplier, de deux à quatre sous-parties sont convenables.

· Les arguments listé mais non développés (sous forme de groupes nominaux ou de phrases sans verbe)

· Les exemples présentés , référencés clairement de manière à être compréhensibles par le lecteur.

· Chaque partie doit normalement se terminer par une courte conclusion partielle, une phrase, qui sert aussi de transition avec la partie suivante.

En littérature ou en histoire les professeurs aiment bien les plans en trois parties et abusent parfois de la forme classique : thèse/antithèse/synthèse. Cependant, c’est un modèle qui fonctionne bien. En économie ou géographie, on peut aller de deux à quatre parties. La philosophie se rattache plus au français.

Le plan détaillé doit être présenté de manière aéré, avec des retraits de paragraphes pour hiérarchiser les parties et sous-parties. Il ne devrait pas excéder deux pages de copies double.

La conclusion.

Elle doit surtout éviter de redire la même chose que l’introduction. L’introduction a posé des hypothèses (la problématique), le devoir les discute. La conclusion doit apporter le bilan de cette discussion. Il peut s’agir de confirmer les hypothèses du départ ou de les infirmer. Le bilan est le plus souvent nuancé, établissant un compromis. Si on peut ajouter une ou deux idées nouvelles suggérées par le devoir mais qui n’ont pas été abordées, c’est bien. C’est ce que l’on appelle l’ouverture de la conclusion, ce qui permettrait d’aller plus loin. C’est une bonne façon de montrer qu’on a bien réfléchi au sujet et que l’on n’a pas pu tout dire dans le devoir. Eviter de faire cette ouverture par des interrogations ; c’est le plus classique et le plus facile, mais ce n’est vraiment pas le meilleur. La conclusion fait 5 à 15 lignes selon la richesse du devoir. Un devoir sans conclusion est inachevé et donc sanctionné.

Le plan détaillé doit donc tenir entier sur une feuille de copie double grand format, sans aucune difficulté. S’il est beaucoup plus long, ce n’est pas un plan détaillé, mais un devoir non-rédigé, ce qui n’est rien de bon ni d’utile.

J.M. DAURIAC




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