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La glorieuse incertitude du sport

Publié le mercredi 15 novembre 2006

Analyse des structures footballistiques en Europe, en comparaison avec les strcutures géo-économiques classiques. Publié dans CPGEO n°2

LA GLORIEUSE INCERTITUDE DU SPORT

 Faut-il croire aux réussites à la force du mollet ?-

Notre société l’ambiguïté sur la nature des faits culturels, entre la logique capitaliste de l’entreprise et la liberté de création. Le sport a longtemps paru à l’abri de cette logique financière. Il est par contre clairement apparu, depuis deux décennies environs, qu’il ne peut demeurer en dehors du champ économique. L’argent drainé par les retransmissions télévisées et tous les droits dérivés accompagnants ont progressivement eu raison de l’esprit « olympique » mis en avant par le baron De Coubertin. Le sport-emblème de cet « esprit sportif » désintéressé, l’athlétisme, a lui aussi basculé dans le sport-business ; Le football est un sujet de réflexion intéressant à cet égard, car devenu assez tôt professionnel. Qu’en est-il dans cette discipline de la valeur sportive pure ? Peut-elle combattre et vaincre les déterminants financiers, humains et économiques ? Notre courte étude à pour but d’éclairer cette réflexion à partir d’un aspect bien particulier du foorball : les championnats de division supérieure, appelée division 1 le plus souvent, dans quelques pays. En considérant une période courte ( deux saisons parmi les trois dernières), pour faire un instantané, peut-on confirmer l’existence d’une corrélation football-critères classiques de l’analyse géo-économiques ou contraire la nuancer, voire l’infirmer ? Nous proposons de limiter cette étude à un ensemble cohérent : l’Europe, où les différences de niveau de vie existent certes, mais sont dans une fourchette de zone développée ( avec une réserve pour la Bulgarie, l’Albanie, la Moldavie, l’Ukraine, la Biélorussie ou la Moldavie...). La démarche demanderait bien sûr d’être ensuite reconduite sur d’autres espace continentaux, puis comparée. Nous retiendrons comme critères comparatifs la hiérarchie urbaine des pays , le statut des clubs et leurs propriétaires, le statut des joueurs et leurs salaires. Quelques mentions aux palmarès des clubs pourront être faites, mais ce n’est pas l’objet précis de ce travail. Les pays qui nous servirons de base d’étude seront la France, l’Italie, l’Espagne et l’Autriche pour la partie centrale de l’Europe, la Roumanie pour la partie orientale et la Suéde pour les pays nordiques.

UNE HIERARCHIE D’ELITE SANS TROP DE SURPRISES

(JPG)

Les cartes 1 nous montrent pour les six championnats retenus deux séries d’informations à comparer : · la hiérarchie urbaine dont nous avons retenu les chiffres de 1990 pour disposer de données homogènes, des chiffres plus récents n’étant pas disponibles partout. En quelques années, en Europe, les changements sont infimes, si nous nous référons à la faible dynamique démographique actuelle,. Nous avons décidé de retenir un nombre de villes équivalent au nombre de clubs dans le championnat concerné, pour pouvoir mener une comparaison terme à terme valable ; · les clubs présents dans le championnat débutant en été 1995 et en été 1997 . Ce choix laissant une année intercalaire est destiné à gommer une relégation accidentelle d’un grand club, suivie d’une remontée immédiate ( comme ce fut le cas de Bordeaux ou de Rennes récemment en France) .

Une première remarque générale s’impose : dans tous les cas le parallélisme est important entre les deux séries. Nous appellerons taux de divergence, le pourcentage qui traduit les cas échappant à ce parallélisme.

PAYS POP millions Taux d’urbanisation en % Taux de divergence en % Rang des villes divergentes Nombre de clubs en D1 Indice de représentativité en millions d’h Autriche 7,6 57,7 15 11-24-NC 10 0,76 Espagne 39,3 75,8 25 23-24-29-35-44-53 les autres >65 22 en 1995 puis 20 en 1997 1,9 France 56,5 73,4 37,5 29-50-63-84-85-86-Guiguamp>120 et Monaco hors hiérarchie 20en 1995 puis 18 en 1997 3,1 Italie 57,5 65 19,4 21-35-38-42-47-48-Crémone >52 18 3,1 Roumanie 23,2 51,3 16,6 20-22-26-32-un club>41 18 1,3 Suède 8,5 83,4 35,7 18-31- 8 clubs au-delà de 52 14 0,6

TABLEAU 1 : données démographiques et footballistiques pour les pays choisis




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