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Mini atlas des religions partie 1

Editorial - Sommaire & bibliographie indicative
Publié le mardi 2 novembre 2004

COMBATTRE L’IGNORANCE...

Ce petit opuscule naît d’une demande des étudiants de la classe de Lettres Supérieures II faisant suite à un cours de géographie de la population sur les aires religieuses, en tant que composantes des aires culturelles du monde. Désir d’en savoir plus engendré par ce rapide survol, qui leur avait permis de mesurer leur ignorance en ce domaine précis. A leur demande, j’ai donc organisé une recherche par groupes, avec un cahier des charges très précis quant au contenu et à sa présentation. Le but était de permettre une comparaison facile par la répétition des cadres de présentation. L’exigence était d’aboutir à un exposé oral court (une vingtaine de minutes), à une production cartographique sur le sujet, de livrer des indications de bibliographie et des références culturelles. Je pensais également, dans le cadre de cette recherche, à la fameuse « culture générale » de certains concours que passent ensuite nos étudiants. Au cours du dernier trimestre de l’année scolaire 1997-1998, nous avons distillé les exposés à raison d’un par semaine. Le résultat a été au-delà de toutes mes espérances de pédagogue.

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Non seulement les étudiants qui faisaient l’exposé avaient complètement joué le jeu de l’investissement personnel, mais les autres, le « public », loin de subir l’exposé, comme cela arrive le plus souvent, le transformaient en débat et discussion, avec des questions et des remarques particulièrement fines. Il avait été convenu qu’une trace résumée globale serait donnée en fin de cycle de présentation. Mais devant la qualité et l’intérêt des étudiants, nous avons décidé d’en faire un peu plus. L’idée de créer à cette occasion une publication de géographie très ouverte a germé et celle de commencer par un numéro thématique de type « Atlas des religions du monde » s’est imposée. Un groupe de pilotage éditorial associant les étudiants de la classe, une étudiante agrégative d’histoire tentée par l’aventure, et le signataire de ces lignes a été formé. Le travail de reprise s’est avéré long et précis : il a fallu réécrire certains exposés, qui ne passaient pas la rampe de l’impression sur papier. Il a fallu renoncer à certaines cartes, mal construites ou illisibles, les remplacer par des cartes empruntées ailleurs ou modifiées. Nous avons étoffé les compléments de référence, dans l’optique d’une découverte et d’une initiation, pour une culture générale correcte. Nous ne prétendons à aucune exhaustivité, nous revendiquons une subjectivité qui repose sans nul doute sur notre propre ignorance. Tel quel, nous pensons cependant que ce petit ouvrage a une utilité, tant pour les élèves du Second cycle et leurs professeurs que pour les Classes Préparatoires, leurs enseignants et les objectifs terminaux affichés. La dernière section présente une synthèse particulièrement originale sur « musique et religion ». Un groupe de trois étudiantes est venu me proposer ce thème pendant notre cycle d’exposé, car elles avaient été interpellées par la présence importante de la musique et du chant dans toutes les religions et pratiques présentées. Le résultat fut un des moments les plus forts de ma carrière d’enseignant, pourtant assez riche dans le domaine des aventures : un panorama complet et illustré d’extraits sonores ou de morceaux chantés par les trois auteurs (qui étaient de bonnes musiciennes évidemment) nous fut présenté en guise de conclusion à notre réflexion commune. Une vraie petite merveille ! S’il est impossible de retranscrire ce moment de grâce pédagogique, il nous a paru opportun de joindre la synthèse écrite à l’ensemble des contributions. Vous avez maintenant le résultat de ce travail entre les mains, il vous appartient d’en juger la valeur, les faiblesses et l’utilité. Il est certain que nous avons d’abord combattu notre propre ignorance en la matière, ce qui a permis des discussions très riches, et permet de faire tomber bien des préjugés que l’on trouve à la base de comportements racistes ou xénophobes. Nous espérons que nous aiderons les lecteurs potentiels de ce fascicule à combattre leur ignorance de ces questions. Connaître n’est ni approuver, ni adhérer, mais aide à tolérer, à dialoguer, à construire. N’est-ce pas la mission de l’école (y compris les fameuses Grandes Ecoles) qui se trouve résumée dans cette phrase ?

Jean-Michel Dauriac Professeur de géographie en Lettres Supérieures Lycées Camille Jullian et Michel Montaigne

PS : nous aimerions avoir vos réactions, positives ou négatives, sur ce travail. Ecrivez-nous à mon nom, je transmettrai au groupe les réactions et remarques.

Responsable scientifique et éditorial : J.M. Dauriac Comité de lecture de ce numéro : B. Blasquez - G. Bouvaist - M. De Nardi - G. Etienne - B. Nicolas - J.M. Dauriac - CPGEO veut être une revue de géographie « différente », ouverte à la dimension de culture générale de la géographie et à la diversité de son raisonnement, sans esprit de chapelle scientifique. Elle a le désir de publier des travaux de synthèse ou de recherche encadrée d’étudiants des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, voire des textes d’enseignants ou chercheurs travaillant dans ces classes. Elle se veut la preuve par l’action que les « Prépas » ne sont pas qu’un lieu de gavage intellectuel, mais aussi et surtout un formidable laboratoire de formation de la pensée .




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