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Mini atlas des religions partie 2 - Les monothéismes : christianisme, judaïsme et islam :

les articles du Mini-Atlas des religions sur ce thème (CPGEO n°1)
Publié le dimanche 7 novembre 2004

LE CATHOLICISME

Il touche 600 millions d’êtres humains et se rattache à l’ensemble des religions bibliques ; il s’est longtemps confondu avec le christianisme jusqu’au schisme avec l’orthodoxie, puis le protestantisme (cf. articles Orthodoxie et Protestantisme ). L’Eglise Catholique est l’assemblée des hommes liés entre eux par une même foi en la divinité de Jésus Christ et qui reconnaissent l’autorité de l’Eglise fondée par lui - avec à sa tête, le Pape (successeur de Saint-Pierre, élu par le Sacré Collège ) qui lui-même, nomme les évêques.

Date d’apparition et fondation :

Il est apparu avec le prophète Jésus-Christ. Celui-ci est né au plus tard en 6-7 de notre ère ; baptisé par Jean Baptiste après 30 ans de « vie obscure », il commence à prêcher en Galilée. Sa prédication d’abord itinérante puis au Temple de Jérusalem, irrite les Pharisiens qui le soupçonnent de vouloir ruiner la paix romaine. Trahi par l’un de ses disciples, Judas, il est arrêté puis crucifié le vendredi, veille de la Pâque Juive. Cinquante jours plus tard, les 12 apôtres affirment que Jésus est ressuscité et qu’il leur est apparu ; ils appellent les Juifs à reconnaître en lui le Messie qu’Israël attendait et à se convertir à la "Bonne Nouvelle" (=Evangile). C’est le début du christianisme. L’historicité de Jésus est attestée par Flavius Josèphe, historien d’origine juive, et Pline l’ancien, sans omettre Tacite ; c’est la vérité historique contrairement aux Evangiles, vérité de foi.

Les livres saints et bases de la croyance :

La Bible (Ancien et Nouveau Testament ) constitue les Saintes Ecritures ; l’Ancien Testament relate tous les épisodes antérieurs de l’histoire juive à la naissance de Jésus-Christ (il s’agit en fait de la Bible juive intégrée par les chrétiens). L’Eglise insiste sur le sens religieux de ses promesses : l’annonce du Messie, salut de l’âme, pardon des péchés... Le Nouveau testament est l’ensemble des textes sacrés postérieurs à la venue de Jésus au monde et reconnus par le droit canon ; il comprend les Quatre Evangiles (Luc, Jean, Marc et Matthieu ), des épîtres (lettres écrites par ses disciples dont les plus célèbres sont Saint Paul et Saint Pierre), plus l’Apocalypse de Saint Jean. Les autres textes sont dits apocryphes, c’est-à-dire non reconnus comme sacrés. L’Eglise Catholique (ce mot signifie « universelle ») ajoute comme base à sa croyance l’ensemble des écrits des « pères de l’Eglise » (Tertullien, Irénée, Augustin...) sous le nom général de « Tradition ». Elle lui accorde la même importance qu’à la Bible, comme suite de la révélation divine.

Dogmes et éléments de doctrine :

Après Vatican II, l’Eglise est « le peuple de Dieu de la nouvelle Alliance ». Le Credo la définit comme un objet de foi : elle est Une (un seul Dieu et Père), Sainte (ses membres sont appelés à vivre dans la Sainteté de Dieu), Catholique (à vocation universelle) et Apostolique (enseignement des apôtres). On distingue 7 sacrements, signes sacrés produisant des effets de grâce surnaturels : baptême, confirmation, eucharistie, pénitence, ordre, mariage, extrême onction. Les fêtes répartissent sur une année les événements majeurs de la vie de Jésus, de Marie et des Saints : à partir de l’Avent (fin novembre), début de l’année liturgique, on pourra distinguer Noël, les 40 jours de Carême, la Semaine Sainte (passion du Christ ), Pâques (résurrection du Christ ), l’Ascension (du Christ vers le ciel ), la Pentecôte (descente de l’Esprit Saint sur les apôtres ), l’Assomption (mort de Marie).

L’influence culturelle :

Les influences culturelles du catholicisme sont énormes : sur l’enseignement (jusqu’à la séparation des Eglises et de l’Etat, en 1905, en France ), sur la littérature (importance des moines scripteurs au Moyen Age ; théologiens - Saint Thomas d’Aquin, Saint Augustin, sans compter les ouvrages exaltant les vertus chrétiennes : Polyeucte de Corneille ou Le Génie du Christianisme de Châteaubriand ; sur l’architecture (la basilique Saint-Pierre par le Bernin, les nombreuses églises et cathédrales ), la peinture (l’adoration des Mages de Mantegna, de Rembrandt...), la musique (messes, requiem).

Lieux saints :

On distingue deux types de lieux saints :
- ceux de la Palestine, avec Jérusalem (Temple, Jardin des Oliviers...), Bethléem ...
- ceux liés à l’histoire de l’Eglise et de ses Saints, comme Lourdes, Cestochowa, Saint-Jacques de Compostelle, Lisieux... Dans tous les cas les formes du pèlerinage massif et des processions sont les plus courantes.

Aire d’extension :

Le catholicisme, s’il s’est développé originellement en Palestine, puis dans le Bassin Méditerranéen, s’est rapidement donné comme tâche d’évangéliser le monde grâce aux croisades, aux grandes découvertes et à la colonisation avec les ordres missionnaires. De nos jours, le catholicisme, s’il est très présent en Europe, connaît une expansion considérable dans les pays du sud : à titre d’exemple, le nombre de cardinaux formés par l’Italie, les Etats-Unis, la France, l’Espagne et l’Allemagne ne s’élève qu’à 68 (sur 155 cardinaux au total ). Il connaît un renouveau avec la fin du communisme mais la diversité de la pratique religieuse et les tensions dues à la laïcisation sont fortes (Pologne).

Lieux de conflit :

Deux types de conflits peuvent opposer les catholiques à d’autres religions ou groupes : D’une part dans des affrontements sous-tendus par des problèmes politiques : c’est le cas de l’Irlande du Nord ou du Liban ; D’autre part, des franges fondamentalistes réactionnaires et/ou intégristes menacent la paix dans le monde par les guerres ou des affrontements à base religieuse, souvent inséparables d’ailleurs de l’identité ethnique ou nationale (Azerbaïdjan, Inde du sud, Soudan, ex-Yougoslavie, Afrique sahélienne). Auteurs : Rémi Bourdot - Cécile Penot - remis en forme et complété par JMD -

Eléments de références complémentaires :

Lectures Collection « que sais-je ? » : De très nombreux titres de cette collection traitent d’aspects liés au catholicisme, la consultation du catalogue s’avérera utile. Nous extrayons les suivants :
-  Le Nouveau testament - J. Grosjean - n° 1231
-  Histoire du catholicisme : - J.B Duroselle & J.M Mayeur - n° 365
-  La foi catholique - P. Poupard - n° 2050
-  La théologie catholique - C. Wackenheim - n°1269 Les collections « maîtres spirituels » et « spiritualité » aux éditions du Seuil sont également très fournies pour le champ du catholicisme :
-  Saint Thomas d’Aquin et la théologie - M.D Chenu - n° 17
-  Saint François d’Assise et l’esprit franciscain - I. Gobry - n° 10
-  Saint Ignace de Loyola et la Compagnie de Jésus - A. Guillermou - n°23 Existent également des ouvrages sur Saint Bernard, Saint Benoît, Saint Jean de la Croix... Un ouvrage de référence : Nouvelle encyclopédie catholique (1235p.)- groupe THEO - Droguet et Ardant - 1989 -

Littérature De très nombreux écrivains ont mis en œuvre des religieux, des communautés ou posé des problèmes dans l’optique catholique. Il est impossible de les citer tous. Nous proposons, comme initiation, les quelques auteurs et titres suivants : François Mauriac décrit à travers les situations romanesques les tensions intérieures et le combat contre le mal : « Thérèse Desqueyroux », « le sagouin » sont les œuvres les plus abordables. Lire aussi les carnets et écrits journalistiques qui attestent des combats de l’homme en tant que chrétien catholique. Georges Bernanos fut aussi un grand écrivain catholique. Ses œuvres sont publiés en collection de poche. Françoise Dolto a écrit un ouvrage intéressant sur « L’évangile au risque de la psychanalyse ». Le romancier Gilbert Cesbron se situait aussi dans une optique catholique militante : « Il est minuit Docteur Schweitzer », « chiens perdus sans colliers » « c’est Mozart qu’on assassine »... Paul Claudel et Charles Péguy offrent de brillants exemples de poésie et de théâtre catholiques.

Musique : La musique sacrée est d’une richesse presque infinie, compte tenu du temps long dans lequel elle s’inscrit. Elle se trouve symbolisée par quelques genres d’œuvres remarquables appuyées sur le culte ou la liturgie catholique : les Requiem, la Messe, certains offices particuliers (Vêpres, baptêmes...). Plutôt que de donner des références précises forcément subjectives et incomplètes, nous conseillons certains compositeurs réputés pour la qualité de leurs compositions sacrées : Mozart, Beethoven, Bach, Dvorak, Franck, Messiaen, Vivaldi... On y trouve tous les genres d’œuvres citées précédemment. Ces œuvres sont aujourd’hui accessibles dans des collections économiques de bonne qualité à des prix défiant toute concurrence.

Art : Comme pour la musique, il est impossible de citer les œuvres d’art nées du catholicisme. Les plus beaux musées originels et gratuits sont les nombreuses cathédrales et églises de notre pays. Ainsi la Guyenne comporte un nombre important d’églises romanes de très grande valeur artistique. Des guides régionaux sont édités régulièrement. L’art gothique et l’art baroque nous ont laissé également de magnifiques lieux de culte, un peu partout en France. L’Italie est un véritable conservatoire de l’art catholique, à travers des villes comme Rome, Florence ou Milan, sans oublier Assise. La peinture a été marquée de manière indélébile par cette origine religieuse, de Giotto ou Fra Angelico à la peinture la plus contemporaine. Des livres d’art abordables se trouvent aujourd’hui édités sur ce thème. La sculpture et la statuaire sont des formes majeures de l’art catholique, ne serait-ce que par la place qu’elles occupent dans les églises. L’art a toujours été un moyen majeur de conforter ou d’entretenir la foi des fidèles.

La pensée : Nous nous devons de citer l’importance de la pensée catholique dans le monde intellectuel. La philosophie occidentale doit tout à la foi catholique, y compris ses plus belles controverses. Des religieux célèbres furent d’immenses philosophes, comme Saint Thomas d’Aquin ou Saint Augustin. La religion occupa l’espace de la pensée moderne jusqu’à la fin du XIX° siècle. Si aujourd’hui le débat ne se polarise plus sur ce terrain, il demeure une école de pensée catholique de tout premier ordre, animée par des ordres comme les Dominicains ou les Jésuites, relayée par des revues comme « Etudes » ou « Esprit ». Toujours intéressante à connaître, cette pensée est loin des caricatures qu’en donnent les médias, comme la pensée musulmane ou juive d’ailleurs, qui sont traitées de la même manière caricaturale.[compléments JMD]

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    sercan  - le Octobre 2010 2010
    thank you for posting, good blog

    Voir en ligne : biber hapı






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