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Un futur Parc National dans le Bassin parisien

Publié le mardi 23 décembre 2014

Les résultats de la consultation locale, dont les résultats ont été dévoilés le 16 décembre, montre que 64 % des communes et 84 % des acteurs de la société civile y sont favorables.

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Les agriculteurs, eux, continuent à s’y opposer.

À quels objectifs répond ce projet  ?

L’étude d’un Parc national centré sur la forêt feuillue de plaine est issue du Grenelle de l’environnement, en 2007. « Nous voulons d’abord conserver un patrimoine », explique Guy Durantet, président du Groupement d’intérêt public (GIP) qui mène le projet . « Le territoire choisi (241 780 ha) est couvert à 60 % par la forêt, essentiellement composée de hêtres bicentenaires, qui abrite 17 essences à l’hectare, une flore et une faune remarquables, des espèces menacées comme la cigogne noire. »

Le projet suscite d’autres attentes. Thierry Remy, porte-parole de la Confédération paysanne, voit dans ce Parc « l’opportunité de dynamiser un territoire en souffrance par la création de labels de qualité, de circuits courts et le soutien au tourisme ». L’opposition d’une partie des agriculteurs

La FDSEA et les JA — qui se désolidarisent des manifestations violentes — regrettent que « 12 742 ha de terres agricoles soient intégrés à la zone d’étude du « cœur » du Parc, qui imposera de nouvelles contraintes  : sur la construction, l’usage des engrais... », selon Jean-Louis Blondel, président de la FDSEA en Haute-Marne. « Pourquoi s’intéresse-t-on à ces terres puisque l’enjeu du Parc est la forêt  ? »

Pour Cédric Jappiot, président des JA de la Haute-Marne, « on demande aux agriculteurs de signer un chèque en blanc, puisque la charte du Parc n’est pas encore rédigée. Nous proposons que l’adhésion se fasse sur la base du volontariat. » Repartir de zéro, avec la garantie de « compensations » et que « les réglementations ne se durciront pas dans le futur ».

Une zone et une charte

La zone d’étude du cœur est passée de 30 011 à 91 000 ha en avril 2014, puis à 76 622 ha « à l’issue d’une concertation », explique Guy Durantet. « Mais il s’agit pour l’instant d’une zone d’étude, elle sera retravaillée », insiste le président du GIP.

Certes, la présence de terres agricoles, enclavées dans la forêt ou en lisière, est « inévitable », car l’État demande à ce que la zone de cœur soit « d’un seul tenant ». « Cela dit,notre priorité reste de protéger la biodiversité sur les prairies humides, lesquelles représentent 4 450 ha des terres agricoles concernées. »

Hervé Parmentier, directeur du GIP, se veut rassurant. « Il n’est pas question de sanctuariser notre territoire qui est une terre d’habitation, de passage, d’activité  : cette réalité sera prise en compte. Et si les réglementations existantes sont satisfaisantes, il n’y aura pas de surenchère. » D’autant que dès 2015 seront appliquées les nouvelles mesures agro-environnementales européennes.

Les 250 structures consultées ont émis des recommandations qui serviront à bâtir la future charte et à délimiter la zone de cœur. À l’instar du conseil général de Haute-Marne, elles demandent de renforcer la concertation avec les acteurs locaux et de veiller à ce que les exploitants soient accompagnés dans les éventuels changements de pratiques.

ADRIEN BAIL (à Auxerre, Yonne)

On peut télécharger l’article ici :

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ou bien aller sur le site du journal.

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