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Villes du Nord, villes du Sud

Publié le vendredi 27 août 2010

Villes du Nord et villes du Sud

Ce sujet permet d’utiliser des connaisssances générales et se trouve donc bien adapté à une évaluation d’un cours très général d’initiation. Si son traitement ne nécessite pas une connaissance de détail du fait urbain, mais une approche générale, la démarche de discussion doit être cependant très rigoureuse et aller au bout du sujet.

Les termes du sujet

La ville : on peut se contenter ici de la définition de Max Derruau ou d’une version simple personnalisée. Nord et Sud : il s’agit d’outils très discutables car simplificateurs ; cette opposition nait dans les années 1980 quand on renonce à celle de Tiers-monde, accusée d’être raciste ou simpliste ! Le clivage est surtout économique, prenant un vague appui sur l’opposition géographique des anciennes puissances colonialies toutes sises au nord de la planète, alors que les colonisés étaient au sud de celles-ci ; on prendra donc cet outil comme un simple moyen de poser une question : existe-t-il une distinction conceptuelle pertinente entre villes des pays riches et villes des pays pauvres ?

Le sujet et son traitement

les plans possibles étaient nombreux ; il fallait éviter surtout de se faire piéger dans des plans à tiroirs qui feraient une partie sur les villes du Nord et une autre sur les villes du Sud, en tentant une vagu synthèse finale pour nuancer plus ou moins. Pour saisir le cœur du sujet, il fallait se doner comme but de répondre à la question suivante : le clivage Nord/Sud est-il pertinent dans le domaine de la géographie urbaine ? Dès lors tout plan qui permettait d’apporter une réponse à ce questionnement était recevable. Car un devoir réussi doit répondre dans sa conclusion à cette question, et si possible de manière explicite.

Un plan possible

I / Les conditions historiques de naissance et développement des villes permettent-elles de valider le clivage ?

II / Les aspects morphologiques et fonctionnels le permettent-ils également ?

III / Les aspects sociaux et le rôle de la mondialisation sont-ils aptes à mettre en évidence un Nord et un Sud urbain ?

Conclusion : opposer villes du Nord et villes du Sud est pratique , mais ne résiste pas à l’examen serré. Il faut plutôt constater l’hétérogénéité des deux catégories proposées. Il faut ensuite montrer le poids des invariants communs à toutes les villes. Et en fin admettre que les différences criantes qui existent aujourd’hui entre Lagos et Paris relèvent plus d’un décalage chronologique et économique que d’une différence structurelle. Par contre, si l’on introduit la notion de civilisation et qu’on la pose en face de celle de mondialisation, il y a là un facteur valide de différentiation des villes.

J.M. Dauriac




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