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Massif des Vosges, une synthèse



Nous partons de l’article de Wikipedia et complétons celui-ci sur les aspects économiques et culturels, avec une importante iconographie qui apporte une masse de renseignements à qui sait lire els images.

Massif des Vosges

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.(voir l’(article complet et illustré sur le lien)

Point culminant Grand Ballon (1 424 m) Âge du massif Paléozoïque Type de roches Roche métamorphique, roche sédimentaire, Roche magmatique

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Les Vosges (Vogesen en allemand) sont un massif montagneux situé au nord-est de la France marquant la frontière naturelle entre la Lorraine et l’Alsace. Son nom vient du dieu antique Vosegus, et il l’a transmis au département lorrain des Vosges.

Son point culminant est le Grand Ballon (autrefois Ballon de Guebwiller) qui atteint 1 424 mètres d’altitude. Le terme ballon est le nom usuel des montagnes des Vosges, pour des raisons sans doute plus mystérieuses qu’il n’y paraît (cf. infra).

Le sud du massif fait partie du Parc naturel régional des Ballons des Vosges tandis que l’extrémité septentrionale constitue le Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Orogenèse

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Les Vosges appartenaient auparavant à un ensemble plus vaste qui fut scindé en deux lors de la création de la faille rhénane, au tertiaire, sous la pression des mouvements alpins. Ceci aboutit à la situation actuelle, avec une vallée du Rhin bordée de part et d’autre par le massif des Vosges et celui de la Forêt-Noire en Allemagne.

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Masse de roches magmatiques (granite) et métamorphiques (gneiss), le socle hercynien - commun aux Vosges et à la Forêt-Noire - date du début de l’ère primaire. Durant l’ère secondaire, ce socle se couvrit d’un dépôt de grès rouge dû à l’érosion de l’actuel bassin Parisien. Ce fut ensuite une série d’immersions et d’émersions de ce socle par des mers plus ou moins chaudes et profondes, permettant des sédimentations diverses. Durant tout le tertiaire, l’érosion mit à nu le vieux socle hercynien dans le sud plus relevé du massif, laissant des traces de sédiments gréseux très anciens, plus importants vers le nord. L’activité volcanique, avérée au Miocène, resta cependant mineure.

L’ère quaternaire et ses glaciations vont laisser des traces sur le relief, creusant de larges vallées en auge, laissant nombre de lacs (dont celui de Gérardmer) et de tourbières, et donnant au massif cette forme de ballons arrondis.

Aujourd’hui encore, le sol peut bouger au niveau d’anciennes failles de l’écorce terrestre, notamment sous la pression de la remontée de la plaque africaine sur l’Europe. Le 22 février 2003, un séisme de magnitude 5,4 centré à Saint-Dié-des-Vosges l’a rappelé.

Description

Le massif des Vosges offre un profil très dissymétrique, opposant le sud cristallin et le nord gréseux, l’ouest en pente douce et l’est accidenté.

Les Vosges cristallines se composent d’une crête principale en forme de J inversé, à laquelle viennent se greffer plusieurs chaînes secondaires séparant les vallées des affluents de la Moselle côté lorrain et de l’Ill côté alsacien. Au nord de la vallée de la Bruche, les Vosges gréseuses forment une suite de collines qui s’achève en Alsace en forêt de Hardt.

Les 14 sommets vosgiens de plus de 1 300 m sont :

* le Grand Ballon (1 424 m) * le Storkenkopf (1 366 m) * le Hohneck (1 363 m) * le Kastelberg (1 350 m) * le Klintzkopf (1 330 m) * le Rothenbachkopf (1 316 m) * le Lauchenkopf (1 314 m) * le Batteriekopf (1 311 m) * le Haut de Falimont (1 306 m) * le Gazon du Faing (1 306 m) * le Rainkopf (1 305 m) * le Gazon de Faîte (1 303 m) * le Ringbuhl (1 302 m) * le Soultzereneck (1 302 m)

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Liste à laquelle s’ajoutent d’autres sommets notables :

* le Petit Ballon (1 272 m) * le Markstein (1 265 m) * le Ballon d’Alsace (1 247 m) * le Ballon de Servance (1 216 m) * le Drumont (1 200 m) * le Molkenrain (1 123 m) * le Champ du Feu (1 099 m) * le Donon (1 009 m) * le Climont (965 m) * le Vieil Armand (856 m)

(kopf signifiant tête en allemand et en alsacien)

Étymologie de « ballon » Le terme ballon est le nom usuel des montagnes des Vosges. Le bon sens attribue volontiers cette dénomination à la forme de ces sommets arrondis par l’érosion. Cette version est cependant contredite par la traduction allemande, Belchen, et deux hypothèses sont considérées :

1. une référence au culte celtique de Belenos - dieu du soleil - qui fut célébré jadis sur les éminences les plus dégagées du massif ; 2. un oiseau, le foulque - justement nommé Belchen en allemand - dont la petite calotte blanche sur le crâne peut évoquer les chaumes sommitales recouvertes de neige.

Cols et tunnels

Les cols vosgiens sont généralement ouverts en toutes saisons, à l’exclusion d’une partie de la route des Crêtes, non déneigée jusqu’au printemps. Le tunnel Maurice-Lemaire, utilisé initialement pour le transport ferroviaire, a été aménagé pour le trafic routier mais est actuellement fermé en attendant une mise aux normes conformément aux exigences de sécurité actuelles, ce qui entraîne pour trois ans une déviation par le col de Sainte-Marie. Le projet de tunnel entre Bussang et Urbès s’est limité à la moitié du percement et a été abandonné en 1938 faute de moyen.

Les cols vosgiens peuvent être classés en quatre catégories :

* Cols de liaison entre Lorraine et Alsace, du nord au sud o de Saverne (410 m), du Donon (729 m), du Hantz (636 m), de Saales (556 m), de Sainte-Marie (772 m), du Bonhomme (949 m), de la Schlucht (1 135 m), col de Bramont (956 m), d’Oderen (884 m) et de Bussang (727 m). * Cols de liaison entre Lorraine et Franche-Comté, d’est en ouest o du Ballon d’Alsace (1171 m), des Croix (758 m), du Mont de Fourche. * Cols situés en Lorraine, du nord au sud : o de la Chipotte, du Haut Jacques, de Martimpré, de Grosse Pierre. * Cols situés en Alsace, du nord au sud : o de la Charbonnière (960 m), de Fouchy (608 m), de Fréland (831 m), du Calvaire (1144 m), du Linge, du Platzerwasel (1182 m), col Amic, col du Grand Ballon et du Hundsrück.


Faune et flore

La végétation de ce massif est dominée par les résineux, épicéas, pins et sapins, plus fréquents que les hêtres et les chênes.

Les deux emblèmes du massif sont la myrtille, communément appelée brimbelle, dont la fameuse tarte est au menu de tous les restaurants de la région, et la jonquille fêtée tous les printemps à Gérardmer.

L’agriculture traditionnelle est vivrière : pomme de terre, seigle, vergers. Elle se complète d’élevage ovin et bovin, notamment - dans les pâturages les plus montagneux - la race vosgienne dont le lait est à la base du munster.

La forêt abrite de grands animaux, cerfs, chevreuils et sangliers. Le chamois et le lynx ont été réintroduits, mais l’animal symbole des Vosges reste le grand tétras, aujourd’hui menacé d’extinction. Parmi les autres oiseaux, les rapaces sont nombreux, buses, chouettes, hiboux ... ainsi que le pic noir, la fauvette, le faisan, etc.

Sports d’hiver

Quelques stations de ski dites de moyenne montagne parsèment le massif, notamment dans sa partie méridionale, où le relief est plus élevé. La plus importante de ces stations, en termes d’étendue du domaine skiable et de fréquentation est celle de La Bresse, dite La Bresse-Hohneck (900-1350 m.). Du côté alsacien, il peut être notamment fait état de la station du Markstein, qui accueillit la coupe de France de saut à ski de 1955 et des épreuves de la coupe du monde de ski en 1983 et 1987. La raréfaction récurrente des chutes de neige remontée de la limite pluie/neige, au cours des derniers hivers affecte grandement de nombreuses stations de faible altitude peu ou pas équipées en canons à neige. C’est pourquoi nombre de stations vosgiennes sont aujourd’hui en deçà du seuil de rentabilité et périclitent.

La pratique du ski de fond et depuis les raquettes est par ailleurs très répandue sur les crêtes vosgiennes.

A noter que la pratique de l’alpinisme hivernal est possible sur les pentes nord du Hohneck, dans la zone des Spitzkopf et de manière générale sur les pentes alsaciennes du massif vosgien. On trouvera également de jolis secteurs pour la cascade de glace autour du Lac blanc.

Enneigements remarquables...

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2006 : Les années 1969/1970 furent longtemps considérées comme les années des records en matière d’épaisseur maximale du manteau neigeux. Cependant, la multiplication des perturbations actives observées en février et mars 2006, dans des masses d’air à température très majoritairement négative, sont à l’origine d’un nouveau record absolu identifié (après guerre) avec plus de 3 m sur les crêtes. Sur les sites réputés, la couche de neige a approché, atteint ou dépassé les 3,50 m. Voir sujets au Ballon d’Alsace ou au Grand Ballon. Cet enneigement exceptionnel et attribué notamment et particulièrement à une perturbation dite " Xandra " ayant "stagné" sur les Vosges pendant les journées du 3, 4 et le matin du 5 mars 2006. Ainsi, sur les sommets de plus de 1200 m, il est tombé jusqu’à 1,40 m de neige, un peu moins, plus bas, avec tassement et fonte dûs à une courte période (après-midi) de redoux pluvieux. L’hiver 2005/2006 se caractérise par une succession de perturbations plus ou moins actives, très rarement pluvieuses sur les plus hautes crêtes de plus de 1300 m, en nombre limité au-dessus de 1100 m, la limite pluie/neige étant souvent vers 900 à 1000, comme en témoigne le caractère du manteau neigeux, significativement différent, autour des altitudes précitées. Les périodes d’inversion thermique synonymes de "douceur" (relative) sur les crêtes ont été limitées en importance et en durée. L’ensoleillement a été aussi déficitaire.

Tous ces facteurs sont à l’origine de cet hiver remarquable et exceptionnel ayant affecté le massif des Vosges dont les sommets sont enneigées depuis le 16 novembre 2005. La dernière plaque de neige a disparu sous le Kastelberg vers le 20 juillet 2006.

Sports d’été

Le Vol Libre est particulièrement développé dans le Massif des Vosges qui se prête très bien à cette activité. La Coupe du Monde et le championnat de France s’y sont déroulés notamment sur le site remarquable du Trehkopf - Markstein, l’un des plus beaux sites d’Europe.


Les activités économiques des Vosges

On peut classer cela en trois domaines qui sont étroitement liés : l’agriculture, l’artisanat et industrie et le tourisme.

Les activités agricoles :

Elles sont contraintes par le relief et la vigueur des pentes. les zones les moins raides sont mises en culture, les pentes sont en boisement de conifères et les sommets des ballons, les Chaumes sont des pâturages d’altitudes estivaux. La série de photo suivante donne des exemples.

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La maison vosgienne typique est ici schématisée :

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Voici une planche rassemblant certains aspects ruraux :

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La production et surtout laitière autour du fromage de Munster.

L’appellation Munster ou Munster-Géromé a sa propre page, intéressante.

Les activités artisanales et industrielles.

Les activités secondaires vosgiennes s’organisent autour de trois pôles principaux qui sont tous issus d’une longue tradition artisanale qui a su s’adapter aux conditions contemporaines, non sans graves crises de restructuration, notamment dans les années 1970-80.

Le bois est à l’origine d’une filière bois complète et d’une papeterie de qualité et ancienne.

voici un site pour faire le lien entre bois et Vosges.

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la photo de droite représente les papeteries Clairefontaine, au nord de Saint-Dié.

Le travail du bois est aujourd’hui en partie relancé par l’attrait des maisons en bois. voir ce site espaces-chalets à titre de bon exemple.

ou celui ci pour voir des photos de réalisation.

La fabrication de meubles et la lutherie sont aussi importants ;

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Le textile est la troisième spécialité vosgienne. Il est aujourd’hui centré sur le textile de qualité et l’innovation, car il n’a pas pu sauver son activité cotonnière de base face aux pays à bas coûts.

une société parmi d’autres à découvrir à cette adresse.

Les ressources en eau pure sont à l’origine à la fois de la papeterie, pour les eaux de rinçage très pures qui donnaient un papier blanc, du textile avec un blanchiment du coton très pur et aujourd’hui une mise en bouteille d’eau minérale.

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Vittel il y une trentaine d’années.

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et Vittel aujourd’hui, propriété de la société multinationale NESTLE.

Le tourisme

c’est la troisième grande activité de la montagne, avec une double saison, l’été pour la randonnée et les lacs, voire le thermalisme, et l’hiver le ski de fond et alpin.

l’été d’abord, avec les deux exemples de Géradmer d’abord :

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...puis celui, voisin de Xonrupt-Longemer :

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L’hiver, ensuite, avec des stations familliales, à échelle villageoise, surtout fréquentées par des Alsaciens et Parisiens, comme ici à la Schlucht ou à la Bresse.

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Conclusion :

une montagne très intéressante pour le géographe par la richesse de ses aspects physiques et de son économie ; si les difficultés n’ont pas manque, les Vosgiens ont su relever les défis, comme les Jurassiens, pour éviter une désertification massive d’un milieu rude.

voir aussi les cartes étudiées sur ce site ; Gérardmer, Saint-Dié, Sélestat, Colmar, La Bresse,

Vous pouvez télécharger le diaporama complet du cours Moyennes montagnes françaises ci-dessous :

PDF - 7.8 Mo
La moyenne montagne française diaporama complet
Texte extrait de http://danslamarge.com